07 octobre 2008
Kyrie

Il n’y a
Ni foules ni cris.
Le regard, fébrile,
Doucement s’élève.
Kyrie eleison
Solitude
Belle et suave,
Aux frissons chauds,
Qui sans cesse ravive.
Kyrie eleison
Il faut à l’esprit
Son jardin, fait d’espace
Et d’attente.
23:47 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 septembre 2008
Paisible
Nous n'avions pas
Comme eux
De larges épaules.
Nous n'étions pas
Grands et forts,
Nous n'avions
Rien.
Nous n'avions pas
Comme eux
De larges sourires
Nous n'étions pas
Eclatants,
Nous n'avions
Rien.
Nous n'avions
Que la voix
Que le souffle
Intime
Et profond.
20:07 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27 août 2008
Visée
On ne manque pas
De brûler
Sous les voiles de la Destinée,
Sans lignes et sans repères.
La vocation se tait
Sur un lendemain
De hasard.
Les portes sont d'une infinie
Grandeur
A qui sait les voir
A qui les sait
Ouvertes et
Lumineuses.
Dieu!
Seuls et sans visage,
Il existe des hommes
Dont nous ne savons pas
S'ils voient.
Mille fois rompu,
Mille fois refait,
Le Regard est pourtant
Sans bornes.
23:42 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 août 2008
Où es-tu ?
Sombres et peureux
Cherchant sans cesse
Francs
Lisses
En effort,
Doucement nous allions
Vers les berges
Pour mendier.
Où es-tu ?
J’ai eu peur
Car je suis nu,
Et je me suis caché.
Nos cris sourds
Et discrets,
S’allongeaient.
Orphelins,
Tendus vers
Le silence,
Avec nos mains offertes,
Nos cris sourds,
Et discrets
Semblaient
Se perdre.
Où es-tu ?
J’ai eu peur
Car je suis nu,
Et je me suis caché.
18:37 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, religion, philosophie, litterature
11 août 2008
En écrivant
En écrivant
Il n'y avait ni gêne
Ni sottises.
Dans la plume
Sous les doigts
Tout restait.
Et l'esprit plastique
Angélique et décidé
Avait élevé
Le trait et la lettre.
En écrivant
Il n'y avait ni gêne
Ni sottises.
22:41 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23 juillet 2008
Traînes
Le chemin se poursuit
Mais on ne sait
S'il court
Jusqu'au milieu
Des collines
Vertes
Et blondes
Que les vents pressés,
Sans trêves, sans fatigue,
Dessinent encore
Comme les mains de celui
A qui elles manquent.
Allant au Ciel, les haies
Vives et bruissantes
Comme un feu,
Le bleu
En une voûte
Sacrée.
De loin On nous voit
S'enfouir
Dans le terre,
Avançant dans les champs
Vers de nouvelles
Nourritures.
Donnée en pâture
Aux vents chargés
D'avoine et de blé,
La tête, sous l'abri,
Reçoit du filtre
L'exception
D'un cœur
Purifié.
Traînes :
Une chaleur en fines poussières
Et le corps dans l'Endroit.
13:40 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 juin 2008
Confiance
En eaux ternes de la ville,
Suivant le chemin des pas
On veut se changer
Par désespoir.
Plus bas
Plus loin que les pas,
Avoir l’allure
Et le fond
D’un retiré.
Mais refuser
Quand l’Or est donné
Et la main élevée,
C’est défaire
Et mourir aussi.
11:40 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 juin 2008
El nombre conseguido de los nombres
Si yo, por ti, he creado un mundo para ti,
dios, tú tenías seguro que venir a él,
y tú has venido a él, a mí seguro,
porque mi mundo todo era mi esperanza.
Yo he acumulado mi esperanza
en lengua, en nombre hablado, en nombre escrito;
a todo yo le había puesto nombre
y tú has tomado el puesto
de toda esta nombradía.
Ahora puedo yo detener ya mi movimiento,
como la llama se detiene en ascua roja
con resplandor de aire inflamado azul,
en el ascua de mi perpetuo estar y ser;
ahora yo soy ya mi mar paralizado,
el mar que yo decía, mas no duro,
paralizado en olas de conciencia en luz
y vivas hacia arriba todas, hacia arriba.
Todos los nombres que yo puse
al universo que por ti me recreaba yo,
se me están convirtiendo en uno y en un
dios.
El dios que es siempre al fin,
el dios creado y recreado y recreado
por gracia y sin esfuerzo.
El Dios. El nombre conseguido de los nombres.
Juan Ramon Jimenez, Dios deseado y deseante (1949)
21:32 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03 juin 2008
Participation
Libre et lente
Venue, au long du clocher,
Vers la rainure du Ciel,
De la joue contre
Le souffle.
Comme languit une biche
Après les eaux vives,
Ainsi languit mon âme
Vers toi, mon Dieu.
Entre mes doigts l’eau
Chaude, épaisse,
Divise en elle, doucement,
L’effort des mains
Qui se joignent.
Vois :
Je dors, mais
Mon cœur veille.
16:17 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 mai 2008
Onction
Voici les blés
Pliant en courbes fines.
En gouttes lourdes
Fraîches
Aimées
Comme l’huile
Coule au bord
De la coupe.
09:39 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie

