25 septembre 2008

Les viellistes, X : Les mondes de Matthias Loibner

loibner.jpgSi beaucoup de viellistes ne résistent pas longtemps aux cases dans lesquelles nous voulons les ranger pour plus de facilité, il en existe au moins un qui s’y sentira trop à l’étroit pour ne pas y rester. Matthias Loibner (né en 1969) est un instrumentiste étonnant, dont la musique puise aussi bien ses influences dans la tradition populaire d’Autriche que dans la musique baroque ou bien encore contemporaine. Sans cesse en voyage, Matthias Loibner témoigne par sa musique des multiples influences qu’il subit au cours de ses périples. Sa vielle devient le point de rencontre de multiples cultures. Après avoir étudié la guitare et le piano, et suivi des cours de composition et de direction d’orchestre à Graz, il commence la vielle en 1989 et brille notamment au concours de Saint-Chartier en 1994. Sa technique irréprochable et d’une grande virtuosité, force l’admiration : Matthias Loibner fait parti des viellistes les plus doués de sa génération. En 2005, il publie un premier album Matthias Loibner chez Cinq Planètes, dans lequel il nous livre des oeuvres aussi bien techniques que simples de délicatesse.

 

Nous écouterons d’abord Makrinitsa, qui relève d’une véritable performance :

 

Puis Katzensilber, titre interprété uniquement sur les chanterelles. Le vielliste n’utilise pas ici le tour de roue complet mais ne fait que frotter une partie très restreinte de la roue, en donnant des à-coups avec la manivelle.


12 septembre 2008

Les viellistes, IX : la singularité de Yann Gourdon

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L’actualité de la vielle tient à une distinction entre l’acoustique et l’électroacoustique. Il existe aussi, face à cette différence deux attitudes possibles : partager l’idée que les deux pratiques sont radicalement différentes ou admettre que l’exigence technique liée au jeu de vielle en général est la même pour les deux instruments, et ainsi qu’il existe une forme de continuité.

Elève d’Isabelle Pignol puis de Valentin Clastrier, Yann Gourdon (né en 1980) est un vielliste d’avant-garde qui partage la première hypothèse : le jeu de vielle électroacoustique est un monde radicalement nouveau. C’est un univers qu’il expérimente en recherchant inlassablement de nouveaux sons, visant à jouer avec toujours plus de puissance. L’expérience de la saturation et de la résonnance sont, chez ce vielliste, de savoureuses pistes de recherches. Son jeu de vielle, réputé violent, au son râpeux, épais et sombre, nous entraîne dans des mondes inconnus où la vielle devient l’instrument de l’inattendu. Mais ce n’est pas pour autant que Yann Gourdon tourne le dos à la musique traditionnelle : il forme notamment avec le cornemuseux Stéphane Mauchand un duo original. Par conséquent le visage des polkas, bourrées et autres danses du Centre-France devient brute et dépouillé : il s’agit pour l’auditeur et le danseur de nouer un lien mystérieux avec un « terroir » presque imaginaire.

 

Nous écouterons Yann Gourdon en duo avec Stéphane Mauchand sur deux morceaux enchaînés, Tabadhadin et À table :


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22 avril 2008

Les viellistes, VIII : Nigel Eaton, hurdy-gurdy player.

763368691.jpgEvoquer la musique de Nigel Eaton, le grand vielliste britannique, c’est s’aventurer en terre nouvelle. Cela pour plusieurs raisons : l’éclectisme de cet auteur mais aussi sa grâce, sa finesse, dont témoigne une musique novatrice ne cédant jamais aux mélanges brutaux des genres. Il s’agit d’un éclectisme éclairé, au service entier de la vielle. Fils d’un père devenu luthier en 1981, Nigel Eaton est pianiste et violoncelliste de formation. En 1985, il décide de se consacrer à la vielle : quelle chance pour l’instrument ! Du souffle mystique de  Loreena McKennitt à Jimmy Page, en passant par les traditionnels de Blowzabella, qu’il aura tous accompagné, le vielliste a confronté la vielle à de nombreux styles musicaux tout en développant son propre jeu : contrairement à Chabenat ou Clastrier, Nigel Eaton n’entre pas dans la radicalité de l’électroacoustique, mais conserve ensemble héritage ancien et nouveaux procédés techniques. Les albums The Duellists (1997) et Pandemonium (2002), consacrent le parcours savoureux et varié de ce virtuose. Sa musique, acceptant volontiers des sons électroniques, reste soucieuse de préserver la finesse du jeu. Le détaché d’Eaton, extrêmement précis sert un style ample et presque précieux. Ce vielliste passionné et passionnant nous entraîne vers des horizons où nous aimons le suivre.

Nous écouterons Great Escape, extrait de Pandemonium :

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Un morceau plus acoustique, The Duellists :

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10 avril 2008

Les viellistes, VII : sublimité de Valentin Clastrier

785066305.jpgPuriste ou non, auditeur, spectateur lointain ou proche, Clastrier (né en 1947) laisse à tous une marque incomparable. Maître incontesté de la vielle, qu’il fait évoluer à grand pas, il fascine, irrite, rebute. Son niveau technique, jusqu’ici inégalé, est le fruit d’une recherche permanente. Issu d’un milieu non traditionnel, passionné de musique contemporaine,  de jazz et de sons plus orientaux, ce vielliste surdoué, élève de Louis Martini, est à l’origine de nombreuses innovations sur l’instrument : avec le luthier Denis Siorat, il met au point les premières vielles électroacoustiques dont le nombre de cordes et par conséquent de possibilités, sont bien supérieures à la vielle acoustique.

Il publie en 2006 un livre La vielle & l’univers de l’infinie roue-archet, que l’on pourrait qualifier de méthode, bien que l’auteur s’en défende. Dans ce traité «non-méthodique » attendu, Valentin Clastrier propose une conception plus complexe et plus précise du jeu de vielle. Concernant le détaché, qu’il est un des rares à considérer comme un art du « doigté », il distingue trois grands groupes de coups de poignet, au lieu de deux (réguliers, irréguliers) dans l’apprentissage classique : les coups primaires (les réguliers), secondaires (les irréguliers) et tertiaires (comprenant les coups composés, composés-irréguliers, relâchés, relâchés-irréguliers et décalés).  Parmi ces coups ou détachés, certains sont désignés par Clastrier comme générateurs : ce sont des coups (semblables à des schèmes) qui engendrent d’autres coups plus complexes. Voici par exemple le schéma du détaché de huit (in Imageries des coups de poignet, p. 96)

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A l'écoute, même pour un vielliste, la musique de Clastrier nous désoriente. Puis, quelques secondes après, l'on se sent happé dans le court d'un voyage. La mélodie joue d'étranges notes, semblables au paysage qui défile très vite, par-delà les vitres d'un wagon. Sur scène, Clastrier interprète merveilleusement, les yeux mi-clos, la vielle contre le ventre - fusion de deux corps - célébrant à travers la musique, une union immédiate, sauvage mais retenue, entre le musicien et le cycle de l'archet infini. Emportant la vielle vers le sublime, c’est-à-dire jusqu’à l’effroi même. Clastrier espère avec modestie, même si cela est très peu probable, qu’il sera « dépassé ».

Nous écouterons Comme dans un train pour une étoile, extrait de l’album Hérésie (1991) :





 

 

 

01 avril 2008

Les viellistes, VI : Patrick Bouffard et la tradition

                     1412405208.jpg                             Au milieu des années quatre-vingt, le monde de la musique traditionnelle découvre un nouvel instrumentiste, dont on cerne encore mal le jeu. Influencé par le style bourbonnais, grand admirateur de Gaston Rivière, le nouveau petit prince de la vielle est arrivé. Patrick Bouffard, né en 1963, nous offre alors une musique déroutante, qu’il fait sortir d’une vielle unique. Cette vielle, c’est une Nigout de 1880, dont le son fascinera viellistes et luthiers, qui tentent en vain d’en reproduire le son. La vielle de Bouffard est unique, et son jeu aussi. Malgré un détaché très gras et peu précis mais très rythmique, la force de ce vielliste tient à un jeu de clavier exceptionnel, et à un doigté d’une virtuosité inouïe. Au-delà de l’évolution des types de jeux, et la transformation continue de l’instrument, Patrick Bouffard a préféré rester fidèle à la vielle classique et à la tradition bourbonnaise et berrichonne. Cependant, sa musique se dirige volontiers vers les métissages de toutes sortes, dont les résultats sont plus ou moins appréciables.

 

Nous écouterons d’abord Patrick Bouffard interprétant Le dénicheur, uniquement au clavier, sur la première chanterelle :

 

Le voici en duo avec Gilles Chabenat sur l'Anglard suivi de Plumet. On reconnaît son jeu gras et percutant :



20 mars 2008

Les viellistes, V : La méthode Dubois

1594241133.jpgAndré Dubois, aux yeux bleus translucides, c’est d’abord une Posture, des années entières de jeu, l’Amour de la vielle. « Lorsque j’ai commencé la vielle » me dit-il, « Jean Roux me disait que ça n’était pas gagné ! ». Voilà ce que m’avait répondu Dubois, alors que je le félicitais, le sourire aux lèvres.  Dernier survivant d’une génération illustre, cet octogénaire, passé maître dans son art, a formé directement et indirectement une multitude de joueurs. Initié par son ami Jean Roux, vielliste de renom, il est l’auteur d’une méthode de vielle qui fait référence aujourd’hui encore. Le jeu d’André Dubois, contrairement aux apparences, est assez particulier. Beaucoup vous diront que son détaché est d’une terrible efficacité et qu’André Dubois est un des premiers adeptes d’un jeu de clavier riche en notes ! Tout cela est bien vrai, mais ce serait oublier que cet homme-là est capable des nuances les plus fines et les plus délicates. Virtuose et bon vivant, le mélange donne un résultat détonnant : celui d’avoir fait danser plusieurs générations. Sa vielle devient alors un secret tout entier, regorgeant d’airs anciens, de petits bijoux oubliés que Dubois nous offre, à l’occasion d’une rencontre… et pourquoi pas autour d’un verre de Sancerre ! Nous lui laissons maintenant la parole :

« Elève, cher ami,

Je dis « cher ami », car toi qui vas apprendre à jouer de la vielle, tu es déjà mon ami.

Mais ne crois pas que, parce que tu auras une vielle sur tes genoux, une méthode pour te guider et un professeur pour te conseiller, tu sauras déjà jouer. Non, ce n’est pas simple ; il faudra, avec tout cela, travailler tous les jours si possible, ne jamais te décourager, surtout au début où l’accordage est difficile – la corde grince si tu as mis trop de coton ou de colophane – mais grâce à ton courage tu sortiras de ce premier pas et, au fur et à mesure de tes progrès, tu découvriras la vielle, tu joueras plus souvent car ce sera de plus en plus passionnant.

Et alors tu deviendras un bon vielleux et tu auras l’occasion de jouer avec d’autres bons vielleux ; et à partir de ce moment-là, je te demanderai de ne plus copier les autres. Tu devras te faire une personnalité et ton jeu devra être le reflet de ton tempérament et de ta province.

Tu brilleras par ton jeu qui te deviendra propre avec un instrument que tu sauras dominer, et alors, comme on dit, tu seras un virtuose [...] » (Méthode de vielle, Introduction, 1985)

 

Ecoutons André Dubois jouer une de ses propres compositions, Nany, en hommage à son épouse, extrait de l’album Morceaux de plaisir (2004) :


 

Une interprétation d’une tyrolienne assez difficile, en duo avec son fils Gilles :


03 mars 2008

Les viellistes, IV : Le swing de Grégory Jolivet


686309467.jpgLa nouvelle génération de vielliste ne manque pas de grands talents comme Grégory Jolivet. Ce qui frappe d’emblée chez ce joueur, c’est la précision inouïe du détaché. Avec un tour de roue parfaitement maîtrisé, Jolivet peut se permettre de créer un style qui lui est propre. Son jeu, très dansant, tantôt chaloupé, tantôt syncopé, est d’une énergie débordante. On remarque d’abord la griffe de ce vielliste qui est un détaché de six souvent employé et très précis, donnant au rythme une importance capitale. Capable des métissages les plus improbables, la préférence de Grégory Jolivet va à la vielle alto, dont le son est plus rond et chaud. Audacieux et inventif, il se dit influencé tant par Valentin Clastrier que par Jimmy Hendrix. Après avoir édité un album en duo avec le cornemuseux Fabrice Besson en 2002, Jolivet est reconnu par ses pairs. Membres de nombreuses formations musicales, Grégory Jolivet enjambe les genres et les tendances en donnant de nouvelles règles à l’art de la vielle.

Nous écouterons Jean-baptiste, extrait du premier album de La Machine , Les rôdeurs (2006). Grégory Jolivet joue sur une vielle alto de Philippe Mousnier, accompagné par cornemuse et percussions : 

 

14 janvier 2008

Serge Berry le "sans complexes"

0a1973e5453d5939b4747758d5d1c063.jpg      L’accordéon musette. Une voix comme elle vient. Un large sourire. Des chemises de toutes les couleurs. Des pochettes de disques qui en font trop. Pourrions-nous ainsi résumer Serge Berry ? Nous n’en voudrons à personne de se moquer de la « griffe » Serge Berry, puisque nous n’y prêtons pas attention, ni nous ni lui. Berry est passé outre l’apparence, outre le style, les modes, le grotesque, le beau, le ridicule, le convenable : il est simplement lui, et reste inimitable.

En écoutant le musicien, en partageant l’amour qu’il a pour son pays, nous avons immédiatement éprouvé beaucoup de tendresse pour cette figure incontournable. Il suffit de rencontrer çà et là cet accordéoniste grand et massif, et de lui serrer la main ; une main qu’il vous empoigne avec force en redressant le torse et en affichant un sourire à pleines dents : un personnage.

Lorsque nous parlons de tendresse à son égard, nous voulons dire d’abord que nous reconnaissons son talent incontestable de virtuose, une capacité à s’adapter à d’autres musiciens et sa forte personnalité musicale. Ensuite, qu’il est arrivé à vivre sa musique avec bonheur, n’affichant jamais la difficulté sous toutes ses formes.

Il était le lieu pour nous de lui rendre un petit hommage, en lui souhaitant encore une longue carrière afin qu’il nous véhicule de bonheur qui, chez lui, est extrêmement contagieux ! Merci Monsieur Berry !

On écoutera une gigue Y'a trois gars avec Gaston Rivière à la vielle :

29 décembre 2007

Les viellistes, III : Gaston Guillemain

                   

                         Lor976e5f154ba4903143937ffc93247c91.jpgsque l’on joue de la vielle, on ne peut évoquer Gaston Guillemain sans un profond respect. Pourquoi ? Parce que Guillemain est un des rares viellistes à être entré dans l’imaginaire de l’instrument et à s’être élevé au rang de légende. Honoré, son buste fut érigé sur la place de son village natal. Chaque année, au mois d’août, dans le Cher, un festival de vielle lui rend hommage. A la fin de la journée, un cortège de viellistes entoure sa tombe en jouant.

 

Pour expliquer cette source que fut Guillemain, il faut remonter à une époque dans laquelle l’apprentissage de la vielle était une cérémonie. L’instrument, dès la fin du XIXème siècle, en Berry et Bourbonnais, est considéré comme une fierté dont la technique de jeu suscite une grande exigence. Mais il y a aussi des « artistes » qui allient la virtuosité à l’audace. Guillemain excelle dans l’improvisation, capable de produire comme bon lui semble d’innombrables contre-chants. Selon la légende, il aurait appris la vielle seul en 26 jours, caché dans une cave, pour ne pas se faire entendre des voisins. Né en 1877 au Châtelet en Berry (Cher), il est cordonnier de métier, mais passera sa vie à jouer de la vielle et à l’enseigner : il aura de nombreux élèves qui deviendront a leur tour de prestigieux viellistes (Gaston Rivière, Jean-Claude Laporte, Michèle Fromenteau, Jean Roux, Jules Devaux).

 

Sa rigueur, sa technique simple mais aboutie, son détaché gras mais très efficace ont fait de lui un grand maître. Toujours bien vêtue et chapeauté, il aura été l’un des rares à jouer des morceaux d’une grande virtuosité et à toujours faire qu’ils soient « dansants ». Capable de s’adapter à n’importe quel répertoire (traditionnel, musette ou classique), il surprendra au moins deux générations de musiciens.

« Une fois qu’il venait de jouer Ma Normandie  et que je lui disais : « Comment peux-tu jouer avec autant d’amour ce petit morceau ? », il m’a dit : « Je pense aux pommiers roses et je pense que la nature est belle et j’essaye de l’exprimer sur ma vielle ». » (Jules Devaux)

Nous l’écouterons ici interprétant en 1965, une valse de sa composition Pourquoi pas ?, qui est restée célèbre.


 

 

19 décembre 2007

Les viellistes, II : virtuosité de Gilles Chabenat

6eef566e81a7f7b7da0d5b582b088b26.jpg    La pratique de la vielle fait s’opérer, dans son cheminement, des conversions successives. Il a bien différents stades techniques, mais il y a surtout des étapes que peu arrivent à franchir : de la technique à l’émotion, je veux dire cette sorte de « faire-corps » qui offre au vielliste la chance de ne faire jouer sa vielle qu’avec sa chair, sans rien d’autre qui puisse rationaliser le moment. Gilles Chabenat est un des virtuoses actuels de la vielle qui, ne cherchant jamais à épater, est toujours au service (cela est extrêmement rare) des musiciens qui l’accompagnent, et capable de s’adapter à n’importe quelle exigence musicale. Le secret de M. Chabenat est dans le détail millimétré de sa musique, dans le redoublement de note effectué à tel moment précis, comme si cela était dans l’ordre des choses : un ordre qui semble naturellement respecté. Voilà donc en quoi réside la virtuosité de ce musicien. Issu de la lignée traditionnelle de vielle en Centre-France, Gilles Chabenat, né en 1963, hérite de l’imaginaire des sonneurs du Berry mais réussit la conversion à sa propre intimité, donnant à ses partitions une couleur très particulière. De la vielle acoustique à la vielle électroacoustique qu’il utilise aujourd’hui, M. Chabenat n’a jamais cessé d’explorer d’autres possibilités de l’instrument, sans jamais céder à l’avant-gardisme outrancier. Que l’on aime ou que l’on émette quelques réserves face à ce tournant électroacoustique, on ne pourra nier ces soucis constants de finesse et de précision, qui font de Gilles Chabenat une valeur précieuse de la pratique actuelle de la vielle à roue.

 

Nous écouterons ici Fanchette, titre dynamique et bref issu de son album Bleu nuit édité en 1988. Gilles Chabenat, jouant sur une vielle acoustique de Jean-Claude Boudet, démontre ici un détaché très précis, parfaitement déposé sur chaque note :


 

 

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