23 juillet 2008

Traînes

A la mémoire de Jean-Louis Boncœur (1911-1997)

 

Le chemin se poursuit
Mais on ne sait
                 S'il court
Jusqu'au milieu
             Des collines
                          Vertes
                                Et blondes

Que les vents pressés,
Sans trêves, sans fatigue,
Dessinent encore
Comme les mains de celui
A qui elles manquent.


Allant au Ciel, les haies
Vives et bruissantes
Comme un feu,

Retrouvent
            Le bleu
                  En une voûte
                                Sacrée.

De loin On nous voit
                        S'enfouir
Dans le terre,
Avançant dans les champs
Vers de nouvelles
Nourritures.


Donnée en pâture
Aux vents chargés
D'avoine et de blé,
La tête, sous l'abri,
Reçoit du filtre
           L'exception
                    D'un cœur
                               Purifié.


Traînes :
Une chaleur en fines poussières
Et le corps dans l'Endroit.

 

Les commentaires sont fermés.