01 avril 2008

Les viellistes, VI : Patrick Bouffard et la tradition

                     1412405208.jpg                             Au milieu des années quatre-vingt, le monde de la musique traditionnelle découvre un nouvel instrumentiste, dont on cerne encore mal le jeu. Influencé par le style bourbonnais, grand admirateur de Gaston Rivière, le nouveau petit prince de la vielle est arrivé. Patrick Bouffard, né en 1963, nous offre alors une musique déroutante, qu’il fait sortir d’une vielle unique. Cette vielle, c’est une Nigout de 1880, dont le son fascinera viellistes et luthiers, qui tentent en vain d’en reproduire le son. La vielle de Bouffard est unique, et son jeu aussi. Malgré un détaché très gras et peu précis mais très rythmique, la force de ce vielliste tient à un jeu de clavier exceptionnel, et à un doigté d’une virtuosité inouïe. Au-delà de l’évolution des types de jeux, et la transformation continue de l’instrument, Patrick Bouffard a préféré rester fidèle à la vielle classique et à la tradition bourbonnaise et berrichonne. Cependant, sa musique se dirige volontiers vers les métissages de toutes sortes, dont les résultats sont plus ou moins appréciables.

 

Nous écouterons d’abord Patrick Bouffard interprétant Le dénicheur, uniquement au clavier, sur la première chanterelle :

 

Le voici en duo avec Gilles Chabenat sur l'Anglard suivi de Plumet. On reconnaît son jeu gras et percutant :



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